Formation montréalaise, The Besnard Lakess est emmenée par le couple Lasek-Goreas. Et « Until in excess, imperceptible UFO » constitue leur quatrième opus. Un disque qui fait la part belle au shoegazing et au psychédélisme. Déjà, en observant l’illustration de la pochette, on en a la conviction. La musique est dense, aérienne et contemplative. Elle nous invite à survoler des paysages sonores nébuleux, quelque part au sein d’un monde parallèle, pendant 50 minutes, partagées en huit morceaux. Les voix et les guitares sont sous reverb’ et se glissent délicatement entre les nappes de claviers. Un opus à écouter sous le casque de préférence. Mais le tour de force accompli par la formation, c’est que malgré le style atmosphérique, éthéré, le mélomane est constamment tenu en éveil. A cause des mélodies contagieuses et des variations de tempos inattendues. A l’instar de l’excellent « Catalina ». Et tout au long de « 46 Satires », les claviers et la voix féminine rappellent les meilleurs moments de My Bloody Valentine.
Pour enregistrer cet elpee, le combo canadien a reçu le concours de plusieurs concitoyens, et notamment de Spencer Krug (Sunset Rubdown, Wolf Parade,…) ainsi que Sarah Page (The Base Brothers).
« Until in excess, impercemptible UFO » constitue l’album le plus abouti de The Besnard Lakes. Un véritable régal !

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