A 50 ans bien sonnés, Nick Cave conserve un esprit bien plus rock’n’roll que la plupart des membres de la jeunesse sonique actuelle ! Le longiligne Australien l’avait prouvé, il y a peu, à travers son projet Grinderman, responsable de brûlots garage à la beauté sauvage. Il nous le rappelle sur « Push the Sky Away », son 15ème long playing, concocté en compagnie des increvables Bad Seeds ; et, bien que le sombre crooner et ses mauvaises graines n’utilisent plus systématiquement l’électricité, l’esprit reste farouchement malveillant et altier… Privé de ses ex-fidèles complices Mick Harvey et Blixa Bargeld, partis tenter d’autres aventures, Nick Cave peut heureusement toujours compter sur la folie douce de Warren Ellis (Dirty Three) et de ses autres sbires. Les nouvelles compositions font la part belle aux claviers, aux chœurs féminins et aux atmosphères ; et si elles semblent s’adoucir au fil du temps, les lyrics prouvent le contraire (« We Real Cool »). Un album de blues détraqué au cours duquel Nick Cave continue de s’acoquiner avec le diable pour pondre de grandes chansons malades comme « Jubilee Street » ou « Higgs Boson Blues ».
Un artiste majeur à ne pas manquer à Werchter le 6 juillet ou au Lotto Arena le 18 novembre.

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