L’histoire de Yard of Blondes débute, il y a quelques années, dans la Cité des Anges. Fanny Hill et Vincent Jacob se rencontrent. Ils sont tous deux français, mais exilés à L.A. Ils décident de fonder Yard of Blondes. Au départ, le duo privilégie les complaintes trempées dans le folk. Le stoner rock, il y viendra plus tard. Après avoir écumé la plupart des salles de la ville californienne, le couple décide de sortir une démo éponyme. C’était il y a déjà deux ans. Et de publier deux Eps en 2013. D’abord « Postcard From Joshua Tree », puis ce « Murderology ». En prenant soin d’élargir le line up du combo. Soit trois nouveaux musicos, deux Américains et un Français, qui se consacrent à la guitare, la basse et la batterie. C’est donc sous la forme d’un véritable groupe que YoB a pris la direction des studios Firewater, pour réaliser ce dernier essai.
Sur papier, l’idée a de quoi en jeter. Pensez-donc, baigner dans la même ambiance qui a permis à Kyuss et Queens of the Stone Age d’accoucher d’albums mythiques, il y a de quoi attraper le gros cou. En outre, l’ex-leader de Biohazard, Billy Grazidei, est venu apporter toute son expérience derrière la console…
Malheureusement, le plumage ne vaut pas le ramage. On a l’impression que la formation ne parvient pas à définir son style. Entre stoner et pop-rock, Yard of Blonde a décidé de ne pas trancher. Le résultat aurait pu naître d’un bon compromis, mais les quatre plages tirent un peu dans toutes les directions. On a l’impression que l’expression sonore n’a aucune ligne de conduite ; et du coup on ne parvient pas à comprendre où YoB veut nous entraîner…
Comme quoi il ne suffit pas de mettre tous les atouts dans son jeu pour faire la différence…

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