Cinq titres sur le premier Ep officiel d’Attagirl, une formation majoritairement tournaisienne, dont le line up est passé à un quintet, depuis l’intégration d’un claviériste. « In the Limelight » a été mixé et produit par Tommy Desmedt, qui a notamment bossé pour The Tellers. Et il faut avouer que la mise en forme des compos est parfaite, même si elle communique une certaine uniformité dans le ton. Sans quoi, les cinq titres tiennent parfaitement la route. Tout d’abord, il y a la superbe voix de Ben qui s’exprime dans un anglais impeccable. Son chant est judicieusement contrebalancé par des contre-voix ou souligné de chœurs. Qui peuvent même évoquer Era, en tout début du premier morceau, « Flashpoint », une compo caractérisée par ses accès de tempo new wave et ses guitares bringuebalantes qui lorgnent vers les Editors, style qu’on retrouve, sur le dernier titre, « Never be apart », une plage cependant plus proche du Coldplay originel, à cause du drumming particulièrement offensif. Si Stereophonics et Nada Surf –surtout sur « Anayway », une ballade up tempo, au cours de laquelle, on a droit à un passage déclamatoire– sont des références incontestables, les interventions fluctuantes de l’orgue lors des couplets de « Sincerely sorry » nous replongent dans les seventies (Supertramp ?). Quand au titre maître, il s’agit certainement de la piste qui sort le plus de l’ordinaire. La voix de Ben épousant même le baryton de Matt Berninger de The National, alors que le morceau emprunte certains accents baroques à James…

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