Après dix années d’existence, The Boxer Rebellion est devenu une énorme machine à hits. Cette formation anglophone qui réunit des Américains, un Anglais et un Australien surfe donc sur la vague du succès. Pour preuve, leur participation au dernier festival Rock Werchter. Et ce n’est pas leur dernier elpee, « Promises », qui risque de modifier cette marche triomphale…
D’autant plus que les treize morceaux de ce long playing ont tout pour plaire. Les mélodies sont empreintes de mélancolie. Le climat atmosphérique est entretenu par des arpèges délicats et des nappes de claviers en couche. Entraînants, les rythmes sont parfois boostés par des beat électroniques (« Take Me Back »). Ce qui ne les empêche pas circonstanciellement d’être fouettés par des percussions tribales, à l’instar de l’excellent « Safe House » ou encore « New York ».
Mais si l’illustration de la pochette traduit parfaitement l’efficacité des compos de ce « Promises », il faut reconnaître que The Boxer Rebellion ne parvient que trop rarement à faire la différence. La faute à une mise en forme qui émousse l’énergie de la solution sonore. En outre, Nathan Nicholson (chant) ne parvient pas à transcender les titres. N’est pas Matt Berninger (The National) qui veut. En fait, il manque à The Boxer Rebellion, un petit quelque chose, un brin d’originalité, qui pourrait lui permettre de concurrencer The National ou Coldplay.
Le groupe se produira ce 12 septembre 2013 au Botanique de Bruxelles.

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