Avant d’incarner la notion de groupe, The Paranoïd Grill est avant tout le projet de Joachim De Stercke. Originaire de Tournai, il n’en est pas à sa première expérience. Dans le passé, il a milité au sein d’un cover band de Nirvana en compagnie duquel il a d’ailleurs bourlingué à travers le plat pays et la France. L’écriture de « Leaves », premier album de The Paranoïd a nécessité deux années de travail. Et notamment afin d’arrondir les angles, à l’aide du producteur Rudy Coclet (Sharko, Arno, An Pierlé,
Paranoïd Grill puise essentiellement ses influences de l’autre côté de l’Atlantique. Si l’opus s’ouvre par deux titres pop rock aux accents psychédéliques, certains titres sont très susceptibles de virer dans l’univers du folk blues, à l’instar de « Drops in a River » ou de « Honest Voices ». Des morceaux au cours desquels la voix d’écorché vif du chanteur, propice aux épanchements de mélancolie, fait merveille. Joachim De Stercke s’y livre totalement. Mais si les mélodies tiennent parfaitement la route, il faut reconnaître que l’intensité des compos s’essouffle progressivement. Probablement à cause de cette voix. Alors qu’en début de parcours, elle constitue un atout, au fil du temps, elle se mue un obstacle. Elle devient même envahissante. N’est pas Jeff Buckley qui
Dommage, car « Leaves » laisse transparaître un fameux potentiel chez Paranoid Grill. Faudra gommer les imperfections lors de la confection du second essai. A suivre donc…

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