Drivée par Kevin Parker, Tame Impala est une formation qui a le vent en poupe. En 2010, la formation aussie (NDR : elle est issue de Perth) avait publié un superbe album intitulé « Innerspeaker », une œuvre sur laquelle figurait le splendide single « Solitude is bliss ».
Ce premier elpee brassait une multitude d’influences pour les transformer en psyché/rock à la fois brillant et revivaliste.
Plus homogène, leur second essai est plus structuré, maîtrisé même, et accorde davantage d’importance à la sensibilité mélodique pop, sans pour autant se départir de ses pulsions expérimentales néo-psychédéliques. Des pulsions que le combo australien a sans doute chopé en écoutant ses classiques de l’histoire du rock. Depuis le Floyd de Syd Barrett à Radioahead, en passant par The Cream, Hawkwind, Rare Earth, Supertramp, Burning Brides, The Warlocks et Black Angels. Sans oublier le shoegaze (NDR: notamment Ride et Pale Saints) ainsi que le stoner (NDR: pensez à Kyuss).
Conséquence, la formation adopte plus souvent un format chanson, à l’instar de « Be above it », « Endors toi », « Mind mischief », « Keep on lying » et plus particulièrement encore sur les singles « Feels like we only go backwords » et « Elephant ». Et ces compos se révèlent à la fois classieuses et ingénieuses. Visionnaires également. Tirant parti de rythmes hypnotiques ou explosifs, de claviers intergalactiques ou vintage, de synthés aventureux, de percussions languissantes et de cordes de guitare réverbérées ou en boucle.
Et c’est David Fridmann (Mercury Rev, The Flaming Lips, MGMT) qui s’est chargé de mixer cet album à la fois captivant, coloré et surtout parfaitement réussi.

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