Originaires de la Drôme, les membres de The Rippers sont avant tout des fans du punk-rock qui a sévi au cours de la deuxième moitié des 70’s et des 80’s. D’ailleurs, avant d’adopter ce patronyme, la formation française proposait comme répertoire des covers de Dead Kennedys, des adaptions qu’ils reprenaient dans les caves qu’on mettait à leur disposition. C’est en 2008, une fois le line-up fixé et le nom adopté, que The Rippers a choisi de se démarquer de ses idoles et de composer ses propres morceaux. Depuis sa création, le groupe a notamment ouvert pour Izia (NDR : oui, oui, la fille de Jacques Higelin) et accompli une mini tournée en Angleterre.
Intitulé « Stiff », leur album ne manque pas d’énergie. Il baigne d’ailleurs dans un climat gothico-punk respectueux de ses références. Malheureusement, le soufflé retombe un peu trop rapidement. Et malgré ce dynamisme, pour peu que l’on ne soit pas des grands fans du genre, on commence royalement à s’emmerder voir à se crisper face aux cris stridents féminins de la chanteuse Jill Strong.
Bref, pour l’originalité, on repassera. En fait, le band ne parvient jamais à nous entraîner dans l’univers malsain au sein duquel il est censé nous plonger. Pas assez punk. Pas assez gothique. Et les interventions électro saupoudrées à gauche et à droite ne sont pas de nature à améliorer la situation.
Bref, ce « Stiff » ne marquera certainement pas l’histoire du punk français. On est même loin du compte.

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