J’ai grimacé en glissant le premier album d’Attila dans ma platine, je dois le reconnaître. D’abord l’emballage transpire le deathcore convenu, cliché et mille fois transpiré par tous les pores. Et de fait, Attila ne s’économise aucun poncif… Tout y est : les guitares 7 cordes et le son pompé à Meshuggah, la bad boy attitude mi-metal mi-hip hop et les paroles provoc’ à deux balles. Difficile dès lors d’extraire le combo du phototype au sein duquel ils semble se complaire. Et puis, au détour d’un break, on entend autre chose. Une influence southern metal non négligeable, un chant qui se veut plus varié qu’à l’accoutumée (« Rageaholics »), et une ‘fuck you’ attitude certes un peu puérile, mais terriblement efficace !! Au milieu de la troisième chanson, on est happé par la machine et on se rend compte qu’Attila est plus proche dans son attitude d’Emmure, Deez Nuts ou The Hell que du deathcore pur et dur. L’ouverture d’esprit est donc de mise, le groupe n’hésitant pas à mêler les genres, au service d’une efficacité de tous les instants qui greffe à sa base deathcore du death, du djent, du hip hop, de l’électro, du stoner, voire même du nu metal ! Ce n’est pas cérébral, ça ne réinvente pas la roue, mais c’est la bande son idéale d’une fête apocalyptique, de celles qui se terminent quand le jour s’est levé depuis longtemps…