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Écrit par - Johan Meurisse (traduction Suzanne Dippendael, adaptation Bernard Dagnies) -

Ce n’est pas la première fois que David Byrne et Annie Clark St. Vincent collaborent. En compagnie de Fatboy Slim, l’ex-Talking Heads avait ainsi apporté son concours à la confection du concept album de la native de Tulsa (NDR : c’est dans l’Oklahoma), en 2010. Un projet qui faisait suite à leur participation au projet ‘Dark was the night’, un concert destiné à financer la recherche dans le domaine du S.I.D.A. Les derniers disques de Byrne ne cassent pas la baraque, mais quand il parvient à dénicher un ou une bonne partenaire, le résultat est souvent probant. Et on peut carrément parler de magie, quand on évoque cette rencontre entre ces deux artistes atypiques. David aurait d’ailleurs pu être le père d’Annie…

Sur cet opus on retrouve le l’art rock blanc et puis aussi noir, spécifiques au Talking Heads », de l’exotisme, de la bossa nova, du funk et de l’indie. Des références véhiculées par des compos pop excitantes, vivifiantes, ouvertes à l’expérimentation, mais toujours accessibles, susceptibles d’embrasser une configuration surprenante et de libérer du groove.

Les premières compos du long playing sont assez minimalistes, puis elles prennent progressivement de la densité. Au fil des morceaux le duo est rejoint par de plus en plus de musicos. Notamment des cuivres. Omniprésents même. Guitares et synthés complètent une formule qui se veut résolument agréable, colorée et variée. Tout en adressant un clin d’œil à « My life in the bush of ghosts », projet que Byrne avait réalisé en compagnies de Brian Eno, au cours des années 80.

Si de ce long playing, il faut épingler « Who », « Weekend in the dust » et « Dinner for two », « Optimist » et « The one who broke your hart » en constituent la quintessence. Enfin, en observant la pochette, comment ne pas penser à Campbell et Lanegan, un autre couple qui réincarne le mythe de la Belle et la Bête… 

 

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