Dans la vie, il faut opérer des choix. Il n’y a, en soi, rien de mal à vouloir se complaire dans la variété post-opératique cheap à deux balles. Pas mon problème si on veut spolier allègrement le boléro de Ravel en pensant que personne ne va le remarquer (même si je l’ai constaté). Rouler les R avec une voix de Castafiore, tout en ne proposant finalement rien d’autre que de la variétoche de bas étage, tant que l’exercice ne s’adresse qu’aux gens qui apprécient ce genre de farce, aucun problème. Là où je suis titillé, c’est quand Tarja, ancienne chanteuse de Nightwish, s’obstine à vouloir garder une étiquette métal. Bon, là aussi, elle fait ce qu’elle veut la madame ; et si coller trois pauvres riffs distordus à son opérette de bas étage l’amuse, grand bien lui fasse. Mais bon, du coup, je dois me farcir l’écoute de ce disque, et je n’en vois pas l’intérêt. Profiter de son regard de braise et se produire en ‘live’ vêtue d’une combinaison en latex moulant est probablement très susceptible d’affrioler les mâles baveux, mais cette attitude n’empêche aucunement « Colours In The Dark » d’être tout juste bon, pour la chanteuse, de tenter sa chance au concours Eurovision de la chanson.

Nederlands
Français 
