Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
Jon Spencer

Part-Monster

Écrit par - -

En dix années d’existence, Piano Magic a enregistré la bagatelle de sept albums studio (on passera donc sous silence les éventuelles compiles) ; « Part-Monster » constituant le septième. Un disque qui fête le retour de la collaboratrice ponctuelle/habituelle (biffez la mention inutile) et membre de Klima, Angèle David-Guillou, dont la voix me rappelle parfois celle d’Anneli Drecker. Le solennel « Soldier song » évolue ainsi dans un registre fort proche de Bel Canto, même si les samples, sont ici remplacés par de véritables cordes acoustiques. Elle ne chante pas sur tous les morceaux, mais son timbre troublant apporte, à chacune de ses interventions, une sensibilité davantage mélancolique. Et on imagine la dose d’émotion libérée sur cet opus, lorsqu’on sait que celle de Glen Johnson est à la fois fragile et torturée. Glen est également le leader de la formation et surtout le compositeur. Souvent autobiographiques, ses lyrics n’hésitent pas à vilipender le système social et politique en Grande-Bretagne. Et au vu de son vécu, il en a des choses à raconter. Au sein du line up de Piano Magic, on recense pour l’instant trois Français et deux Britanniques. Une formule à géométrie variable qui n’influe guère sur le style du groupe, résolument focalisé vers le début des eighties. L’ombre de Sad Lovers & Giants plane ainsi sur le très atmosphérique « The king cannot be found » ; mais surtout sur le fantastique « The last engineer », une plage sculptée dans les cordes de guitare chatoyantes, éthérées, effervescentes et envoûtantes. Celle de Luna hante les contagieux « Incurable (reprise) » ainsi que le pastoral et mystérieux titre maître, même si cette chanson qui clôt l’opus privilégie les tonalités acoustiques. De Durutti Columnn, tout au long de l’instrumental épique « Great escapes ». Et même de My Blooddy Valentine lorsque « Saints preserve us » nous immerge dans sa noisy nébuleuse. Une impression qui n’est pas surprenante, lorsqu’on sait que c’est Guy Fixsen (Laika, Pixies, Moonshake, Breeders, Stereolab, Lush, Slowdive, Chapterhouse, Moose et surtout la bande à Kevin Shields pour l’album incontournable « Loveless ») qui en assure la production. Dans un registre différent, embué de trompettes aériennes, « England’s always better (as you’re pulling away) » campe un requiem douloureux et intimiste que n’aurait pas désavoué Nick Cave. La voix de Simon Rivers, le chanteur de The Bitter Spring, invité pour la circonstance, se révélant aussi profonde et abrasive que celle du crooner australien.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Piano Magic
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Green Ufos / Konkurrent
  • Date: 2007-08-06
  • Rating: 4
Lu 1501 fois
Plus dans cette catégorie : « Bodies Need Rest We Are The Night »