“Like Love Lust & The open halls of the soul” constitue le troisième album de Jesse Sykes & The Sweet Hereafter, une formation au sein de laquelle on retrouve l’ancien guitariste de Whiskeytown, Phil Wanscher. Ce qui n’a pas empêché la chanteuse de faire appel à toute une panoplie de collaborateurs, dont le chanteur/compositeur/guitariste scandinave Nicolai Dunger, le claviériste de jazz Wayne Horvitz et le violoniste/compositeur avant-gardiste Eyvind Kang. Et de confier la production à Martine Tucker ( Decemberists, The Long Winters ), Martin Feveyear ( Mark Lanegan, Kings of Leon ) et même pour un titre à Randall Dunn ( Kinski, SunnO))) ). Basiquement alt country, cet opus embrasse une foultitude de styles musicaux différents. Et la richesse de l’instrumentation y est sans doute pour quelque chose. Balayés de soupirs célestes, « Spectral beings » épouse un profil sophistiqué et psychédélique digne de Love. Parce que les arrangements de cuivres et de cordes sont légion sur un peu plus de la moitié des compos. La guitare peut même atteindre l’intensité électrique d’un Crazy Horse, sur l’excellent « LLL », dont le rythme est pourtant calqué sur une valse. Une constante : la voix de Jesse. Tour à tour veloutée, râpeuse, douce-amère, confidente, elle traduit parfaitement la fragilité des émotions humaines, qu’elle épanche à travers ses lyrics. Hormis le plus allègre et presque dansant « You might walk away », la plupart des chansons évoluent sur un tempo particulièrement lent. Un peu comme chez Cowboy Junkies. Et dans le registre, le remarquable « How will we know ? » baigne au sein d’un climat fiévreux digne du « If I Could Only Remember My Name » de David Crosby. Alors que tout au long du douloureux « The air is thin » le murmure poussiéreux de Sykes finit par rejoindre un chœur presque gospel. Sans oublier « Aftermath », une ballade cuivrée qui glisse un orteil dans le jazz. Dans un autre style, « I like the sound » réverbère le son des la pop de la fin des sixties, et en particulier celui des Mamas & The Papas. Et si le reste opte résolument pour une formule nettement plus country/folk, ce n’est jamais sans saveur, ni sans surprise. A l’instar du sensuel et languissant « Hard not to believe ». Un bien bel album !
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