Ce "Mirror pool" constitue la première expérience en solitaire de la chanteuse du groupe australien Dead Can Dance. En fait de groupe, nous devrions plutôt parler de duo, puisqu'elle partage ce patrimoine avec Brendan Perry. Pour enregistrer cet opus, elle a bénéficié d'une flopée de musiciens à formation classique. Et notamment l'orchestre philharmonique de Melbourne. Rien de bien différent, cependant, par rapport aux derniers opus de DCD. D'autant plus que pour préserver ce parfum oriental, elle s'est également abreuvée à l'instrumentation ethnique. Bouzouki et yang ch'in notamment. Subrepticement, c'est vrai. Tout comme pour l'instrumentation basique conventionnelle. Réduite à sa plus simple expression. "The mirror pool" nous plonge ainsi dans un climat mélancolique, solennel, mais à l'intensité dramatique presque insoutenable. La voix exceptionnelle, sinusoïdale de Lisa Gerrard tissant des charmes et des malédictions sur des mélopées à caractère symphonique. Pourtant, si l'œuvre se révèle aussi rare qu'intemporelle, elle finit par lasser faute de relief contemporain. C'est d'ailleurs à ce niveau que l'absence de Brendan se fait cruellement sentir...

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