Human Song nous vient de Strasbourg. Un trio drivé par la chanteuse Jane Lake. Elle constitue même la pièce maîtresse du projet. Une chanson lui est même consacrée !
Lorsqu’un édifice repose sur une pièce bancale, il y a un gros risque : c’est que le tout s’effondre. Et comme de juste, dès les premières notes de l’elpee, la structure commence à vaciller…
En fait, la formation alsacienne tente de couvrir son expression sonore d’accents ‘dark’ voire ‘gothique’. Mais il y manque les décibels. Et puis l’ensemble paraît complètement daté. Pire encore, sur « A », un solo de gratte dégoulinant finit par nous communiquer la nausée. Heureusement, les plages balisées par le piano sont bien plus digestes. Quant au chant de la demoiselle, que l’on aime ou pas, il faut avouer qu’elle possède un bel organe. Ses envolées lyriques montent, descendent et sont très susceptibles d’impressionner. En outre, elle maîtrise parfaitement son sujet. Néanmoins, on est rapidement gavé de ses vocalises. Qui finissent même par nous taper sur les nerfs. La seule bonne nouvelle ? C’est lorsque s’achève la dernière piste du long playing…

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