Difficile de dénicher un véritable fil conducteur dans la discographie de Sébastien Tellier, le fantasque barbu français qui prend un malin plaisir à constamment brouiller les pistes… Après avoir opéré un magnifique exercice de style disco-électro-pop sur « Sexuality », en 2008, le producteur dingo s’était quelque peu égaré dans ses délires ‘mystico-mélalo’, en publiant un « My God is Blue » beaucoup moins inspiré, et à prendre au second (voire davantage…) degré...
Bonne nouvelle, « Confection » nous dévoile une excellente récolte musicale. L’artiste en est revenu à une forme instrumentale particulièrement efficace. Empreintes de sensualité, de romantisme et de charme, ses compos transpirent même une classe folle. Seul le magnifique (cette basse !) « Amour Naissant » inclut des vocaux. Cinématographique, cette œuvre nous replonge, pour notre plus grand plaisir, à la belle époque de « La Ritournelle » et de « Politics ». Lors des sessions d’enregistrement, Tellier a reçu le concours de Tony Allen (batteur de Fela Kuti) et de Rob (le claviériste de Phoenix). Sans oublier le grand manitou Zdar à la production. Et incontestablement, la mise en forme est parfaite. Entre ballades pop interprétées au piano dans l’esprit de Gainsbourg (« Coco ») et morceaux à la fois curieux et intéressants (« Hypnose »), Tellier nous gâte de sucreries rétro, comme s’il avait voulu illustrer un film décadent, langoureusement fantasmé.

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