Certains groupes ne courent pas spécialement après le succès, mais dans cette catégorie, Quasi sert certainement de modèle. Malgré 20 années d’existence, les Américains ont toujours envie d’expérimenter, de s’autoriser des délires ou de s’égarer dans des dissonances sonores, malgré d’évidentes qualités mélodiques. Découpé en 24 pistes, « Mole City », leur 8ème album, ne déroge pas à la règle…
Archétype du groupe de rock US indie intègre, la bande menée par les ex-conjoints Sam Cooms et Janet Weiss débute sa dernière livraison par « You Can Stay but You Gotta Go », une salve quasi grunge. En chemin, elle nous invite à pénétrer dans leur cabaret rock (« Headshrinker »), affronte des éléments tourmentés (« The Goat ») ou encore se fraie un chemin au cœur de la country alternative (« Bedbug Town »). Le duo parvient même à nourrir ses brèves mélodies pop de cordes de guitare fuzz. Et quand il se convertit du power rock, c’est dans l’esprit de Big Star. Cependant, les références sont tellement nombreuses, qu’on ne parvient pas toujours à bien les cerner. Todd Rundgren, Pearl Jam, Mudhoney et Dinosaur Jr. figurent sur la liste. Mais elle est loin d’être exhaustive. Si vous espériez que ces éternels sales gosses de Portland allait se racheter une ligne de conduite, vous vous êtes flanqués le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Parce qu’ils tirent sur tout ce qui bouge… Pourtant, si vous êtes patient, vous serez alors récompensés, par deux petites pépites ; en l’occurrence « An Ice Cube in the Sun » et « The Dying Man », hantés par les Flaming Lips ! A mon avis, on ne les changera plus. C’est une Quasi certitude

Nederlands
Français 
