« Waking lines » constitue le premier album de ce quartet établi à Manchester, une formation qui pratique une forme de shoegaze teintée d’electronica, dans un style qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de Yeasayer, White Lies et Friendly Fires. Pour celles et ceux qui ont vécu les eighties, ils penseront plutôt à un Cocteau Twins, au sein duquel Elisabeth Fraser aurait cédé le relais à des chœurs vaporeux. Vaporeux, c’est vraiment le terme judicieux pour qualifier leur solution sonore. De temps à autre, il y a bien un tempo new wave pour secouer le cocotier, à l’intar de « Street fires » ou surtout de « Face marks », dont le sens mélodique lorgne incontestablement vers Animal Collective ; mais le plus intéressant arrive en bout de parcours, et tout particulièrement sur « Induction » et « Climbing out », plages au cours desquelles les cordes de guitares commencent à scintiller et même à tintinnabuler comme chez Kitchens of Distinction. Une belle perspective de sortie que le band aurait tout intérêt à explorer, s’il ne veut pas s’évaporer dans l’éther contemporain…

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