Pour Lenny Kravitz, le panthéon des dieux du rock est hanté par Hendrix, Sly Stone, George Clinton (rien à voir avec Bill!), Led Zep et Bob Marley. Et son véritable objectif, c'est un jour de figurer auprès de ses idoles dans l'encyclopédie du rock. Mais il est tellement obsédé par les seventies qu'il éprouve le besoin d'en épouser le mode de vie. Celui d'une star qui découvre des groupies dans les placards (ça rime!). Ses guitares, ses amplis et même le studio d'enregistrement embrassent toutes les caractéristiques techniques de cette époque. C'est la raison pour laquelle nous estimons que Lenny est probablement le meilleur revivaliste de notre époque ; un adaptateur, pas un véritable créateur. Ce qui ne l'empêche pas de commettre d'excellentes chansons qui peuplent inévitablement ce nouvel opus. Comme le hit en puissance qui ouvre le CD, "Rock 'n roll is dead", composition autobiographique à prendre au second degré. N'est-il d'ailleurs pas paradoxal de vilipender son propre comportement?
Enrichi d'un livret, incluant des poses artistiques de Kravitz dans le plus simple appareil, "Circus" alterne titres au groove crépitant, décapant, sensuel, transpirant même parfois le feeling d'un Red Hot ou de Prince, et slow sirupeux, à la limite du ‘crimsonien’ (mellotron oblige!) sur "God is love". Un disque ponctué par un fragment régénérateur (!), excitant, irrésistible, "The Resurrection"...

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