Hormis les deux versions du titre maître ainsi que le bouleversant, remarquable "You and I will never see things eye to eye", le nouvel opus de Kingmaker nous a laissé sur notre faim. Pourtant, si toutes les compositions avaient été de la même veine que ces trois fragments, nous aurions sans aucun doute hérité d'un des albums de l'année. Ce qui n'est malheureusement pas le cas. Et la participation de Stephen Street à la production de cinq titres n'y change rien. Les chansons manquent cruellement de punch et se laissent souvent noyer sous un flux excessif de mélancolie. L'intensité électrique abrasive que dispensait le trio de Hull sur son premier album " Eat yourself whole" semble vidée de sa substance, et le recours trop systématique de la reverb pour la voix de Loz nous paraît peu judicieux. Parfois les chansons empruntent certains accents à Fisher Z ("Story of my life") voire à Dire Straits ("A feel like you") mais sans jamais parvenir à les transcender. Si Kingmaker estime avoir injecté son ‘best possible taste’ pour concocter ce morceau de plastique, il était alors en panne d'inspiration. Il nous doit en tous cas, une fameuse revanche!...

Nederlands
Français 
