A première écoute, la voix androgyne et nasillarde de Peter Piek est plutôt surprenante. Et pour cause, elle oscille quelque part entre celle de Sharko (« Girona ») et Brian Molko (« If This is the End »). Cet artiste issu d’Allemagne de l’Est (de Leipzig exactement) propose des compositions louvoyant gentiment entre pop, folk et rock de facture très classique, tout au long de « Cut Out the Dying Stuff », son 3ème album. Trop classique peut-être pour soulever un quelconque enthousiasme, car l’opus n’atteint jamais de véritable sommet. Pourtant, le cerveau de Peter Piechaczyk est censé être en constante ébullition. Le personnage s’est même autoproclamé peintre-compositeur (NDR: ‘Sometimes I think I’m a musician who fell in love with colour so much that he can’t help but paint all the time. Then I think maybe I’m just a painter who loves to play guitar and to write songs about himself being a painter.’) et estime que ses morceaux sont complémentaires à ses peintures. Le ton est malheureusement un peu trop guimauve pour accrocher malgré certaines mélodies intéressantes (« Painting a Line »). Sur la route depuis 2011, Peter compte déjà plus de 500 dates au compteur (dont certaines accordée en Chine pour laquelle il a composé un morceau en chinois : « Ti OO »). Il se produira à la Dame de Pique à Namur le 25 avril prochain dans le cadre d’un expo-concert…

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