Il y a des noms difficiles à porter. Celui de Stéphane Pompougnac en est un bel exemple. Pour beaucoup d’entre nous il est le responsable des infâmes compiles Lounge, la série des « Costes » de sinistre mémoire, qui ont enfanté, pendant une longue décennie, de la soupe musicale pour restaurants ‘branchés’.
C’est donc avec une certaine appréhension qu’on aborde l’écoute de « Bloody French », son dernier LP.
Et même si les préjugés ont la vie dure, il serait malhonnête de l’enterrer immédiatement.
Nous ne sommes pas devant un chef-d’œuvre mais face à un agréable album. Un peu passe-partout, mais qui ne fait pas saigner l’oreille.
Des morceaux Deep House comme « Reload » et « Open Space » sont bien construits.
La ludique surprise de fin d’album, « Take your Time » sauve l’album de la noyade qui le menaçait depuis l’orient de pacotille représentée dans « Desert Palm ».
Et quelques morceaux insipides rendraient interminables une séance de solarium.
Mais allez, avouons-le, s’il avait eu recours à un pseudo pour effacer son passif, on aurait même pu le savourer sans cet arrière-goût de sushi avarié.

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