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Cellex

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« Cellex » constitue le second opus de The Narcotic Daffodils, un disque qui fait suite à un éponyme paru en 2011. L’entrée en matière est plutôt surprenante et pas nécessairement facile à assimiler. « Light dry gordon » est ainsi sculpté dans un garage/punk brutal (Babes in Toyland ?), tourmenté et vindicatif, malgré l’une ou l’autre petite pause et un final imbibé de nappes de claviers ainsi que de riffs de gratte ‘deepurpleliens’ circa « In Rock ». Dès « Surfer boy » on retrouve Simon au sitar, une piste qui s’ouvre sur un mode psyché/rock 60’s propice aux envolées de cordes torturées. Des envolées qui deviennent de plus en plus incisives sur « Million dollar baby », et finissent par entraîner toute l’expression sonore dans un magma électrique incandescent.

Ritournelle énigmatique, « Weathered » bénéficie du concours de Luna Doppée à l’accordéon, une plage plus cabaret (Dreden Dolls ?) au cours de laquelle la voix d’Irène prend toute son ampleur. Et, finalement, c’est à ce moment qu’elle fait le plus penser à celle de Björk, en plus grave, comme parfois à l’époque des Sugarcubes. Une sensation qu’on retrouve sur le tout aussi étrange « The sewer », même si c’est la mélodie vocale qui communique alors cette impression.

Abordons maintenant les pistes les plus prog. « The barber », tout d’abord. Le titre le plus long du disque. Huit minutes parsemées d’envolées sonores frénétiques. Malgré quelques incursions furtives au moog à la Emerson, Lake & Palmer et des claviers légèrement jazzyfiants (Brian Auger ?) ou oscillatoires, on pense surtout aux délires du Gong période Daevid Allen/Steve Hillage, alors qu’Irene vient, au beau milieu du jeu de quilles, nous réserver des lyrics déclamatoires, à la manière d’une Patti Smith (NDR : qui a dit Nina Hagen ?) En mode valse, « Go love yourself » est tapissé de claviers ouatés (Rod Argent ?) et brodé de cordes en picking (Steve Hackett ?), alors que sur « Sun for the rest » elles sont tintinnabulantes, une plage caractérisé par ses changements de tempo réguliers, mais surtout au sein de laquelle on identifie la présence de claviers vaporeux (un mellotron ?) réminiscents du « Strawberry Fields » des Fab Four.

Un peu de british blues boom sur « Shout » nous renvoie au Spencer Davis Group, avant que l’expression sonore ne glisse à nouveau dans la prog. Et l’opus s’achève par « Jolyne », une composition enregistrée à la basilique St Hubert. Une ballade amorcée par des chœurs mystiques, puis essentiellement partagée entre la voix d’Irene et les cordes en picking ; mais finalement abordée un peu comme un « House of the rising sun » totalement épuré…

Un deuxième album réussi, même si on regrettera le manque de fil conducteur entre les différentes compos (NDR : pour un album qui privilégie la prog !) ; mais manifestement The Narcotic Daffodils est sur la bonne voie…

 

 

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