Après Suede et Verve, puis Oasis, Blur et Pulp, voici la nouvelle génération des hypes. A votre gauche Cast, à votre droite Menswear. Prêts à devoir vivre, par presse interposée, un duel de styles. Menswear n'en est pourtant qu'à son premier album. Un look BCBG. Des chansons trempées dans l'essence du pop. Douze très exactement sur ce "Nuisance". Capables de recycler une foultitude de styles musicaux. Le punk pop de Wire sur "Daydreamer". Des Undertones chez "Sleeping in" ainsi que "Stardust", hit single en puissance. La new wave de Human League, surtout côté vocal, dans "Hollywood girl". A la mod (!) du Who ou à la manière de Blur, pour le vitriolé "Little miss pint-point eyes". Celui de Take That même, mais adapté à la scène indie, avec "Being Brave". Un Oasis de néo romantisme (Visage, Ultravox) filtré à travers une section de cordes somptueusement puissante sur "The one". C'est d'ailleurs Nick Ingham, proche collaborateur des frères Gallagher, qui s'est occupé des arrangements. Et puis la ballade sentimentale "Piece of me" dont le minimalisme semi-acoustique est incrusté de superbes interventions de violoncelle (Radiohead ?). Pour clôturer le tout, un morceau caché. "Bones and red meat", sorte de valse bowiesque assez surprenante. Bref un chouette elpee qui a gagné notre estime. Espérons simplement que le combo puisse rapidement dépasser son statut de hype...

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