Stijn Cole a-t-il rêvé de réincarner un crooner américain, lorsqu’il a décidé de se rebaptiser classieusement, Stan Lee Cole ? En 2013, il était pourtant parvenu à séduire la Flandre, en publiant « Devil’s Ringtone », son premier album, mais surtout son single « Separated », une chanson qui lui avait permis de remporter le concours ISC (International Songwriting Competition), présidé par des pointures telles que Tom Waits, Nas, Suzanne Vega et Frank Black ! C’est dire la pression exercée sur l’artiste belge ; à l’heure de sa seconde escouade…
Le succès de « Separated » a également chatouillé les oreilles Jo Bogaert, qui avait décroché un hit en compagnie de Tectotronic, au cours des 90’s, « Pump Up the Jam », et est devenu aujourd’hui le producteur de Gabriel Rios ainsi que de Vive la Fête. Jo a donc demandé à Stijn/Stan d’écrire une vingtaine de ballades dont on retrouve aujourd’hui la crème sur « That’s Why We Weep »… Une voix de velours assez proche de celle de Daan soutenue par une instrumentation bien balancée mais souvent minimaliste : un piano, quelques légers effets électro, un trombone, de discrètes nappes de synthé… et le tour et joué ! Stan Lee Cole parvient à transcender ses compos, lorsqu’il adopte un profil proche de Daniël Stuyven. A l’instar de « All These Thing » ou encore « That’s Why We Weep » ; mais devient franchement aussi ennuyeux qu’un Ozark Henry contemporain, quand il aborde les mollassons et sirupeux « I Think It’s Gonna Rain » ou le très FM « Easy ». A défaut de découvrir un univers singulier, ce « That’s Why We Weep » m’a permis d’apprécier une voix…

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