Apôtres de l'outrage et de la décadence, les Dolls ont dispensé, entre 71 et 75, un rock frustre, mais débordant d'énergie, dans un déferlement d'attitude et de pose, où la vulgarité se mêlait à l'aspect parodique de leur mise en scène. Victimes de leurs propres excès, les poupées de New York paieront un lourd tribut au rock'n'roll. Pas toujours dans l'immédiat. Mais un peu comme s'ils avaient été poursuivis par une malédiction. Billy Murcia décède d'une overdose en 1971. Son successeur, Jerry Nolan, d'une méningite en 1992. Et Johnny Thunders dans des conditions plus que suspectes en 91... Reste deux albums concoctés de leur vivant (!) ("NYD" et "Too much too soon") ainsi qu'un elpee posthume ("Red Patent Leather") dont la qualité sonore est exécrable. A l’instar de Blue Oyster Cult, les New York Dolls constituent aujourd'hui encore un véritable symbole du glam punk et du trash métal. A des époques différentes, ils ont même exercé une influence sur Bowie, Lou Reed et Morrissey. Ce testament se penche essentiellement sur les deux premiers opus du combo. Dix-sept titres enrichis de trois inédits. Un instrumental ("Courageous cat theme"), une démo ("Lone Star Queen") et une cover d'Otis Redding, "Don't mess with cupid". Un concentré de "rock'n'roll crade, rude, pervers, flamboyant et instinctif!