Profitant du léger revivalisme Cumbia, Vampisoul saute sur l’occasion pour déterrer les œuvres des mythiques Colombiens de Son Palenque qui, à la fin les années 70 et au cours des 80’s, servaient en quelque sorte de carrefour parfait entre les musiques d’Afrique et de Colombie. C’est ce qu’on va appeler la Palenquera ; soit un mix entre la Rumba congolaise et divers courants de musique sud-américaine (cumbia, chalupa, bullerengue, lumlalu et autre champeta criolla), le tout parfumé d’essences subtiles de psyché… A l’origine, des paysans originaires d’une Palenque (celle de Son Basilio dans ce cas-ci), c’est-à-dire une communauté d’esclaves africains, sont à nouveau déracinés, et parqués dans des grandes villes comme Baranquilla ou Cartagena, mieux connue pour ses plages. Selon la légende, c’est alors qu’est née une nouvelle sorte de rumba improvisée par les futurs membres de Son Palenque, lors de soirées festives… toujours une bière à la main bien entendu !
Le groupe mené par Justo Valdez et Enrique Tejedor a publié un 1er elpee 1980. Dans la foulée, le combo va graver quelques albums, dont un bénéficiera de la participation du fameux guitariste Abelardo Carbono (NDR : qui avait fait l’objet d’une compile, il y a quelques mois, parue sur le label espagnol) avant de disparaître, début des années 90, suite à la modernisation des techniques d’enregistrement. Les vétérans ont néanmoins fait leur come-back à partir de 1999 en compagnie du Guinéen Sekou Diabaté, puis concocté un nouvel LP en 2012, plus de 30 après leurs débuts ! Suivre l’évolution de Son Palenque c’est donc un peu traverser l’histoire de la musique afro-colombienne…

Nederlands
Français 
