Fatigué de ses expérimentations studio, menées pour Jason Pierce au sein de Spiritualized Electric Mainline, Mark Refoy a décidé de monter son propre groupe. Il s'est adjoint un second guitariste. Un certain Ian Anderson qui n'a strictement rien à voir avec le célèbre flûtiste de Blackpool. Un bassiste répondant au nom de Barry Lennon, qui n'a pas davantage de lien familial avec le mythique et défunt Fab Four ; et puis bien sûr un drummer. Cet album auto-titré constitue le premier opus de Slipstream. Psychédélique dans le sens le plus raffiné du terme il offre une palette de coloris sonores particulièrement ample. Depuis les scintillements semi-acoustiques de "Harmony" au garage de "One step ahead" en passant par les réverbérations cosmiques de "Pulsebeat", hawkwindiennes de "Sundown", les spasmes joydivisionesques de "Sweet Mercy" et de "Feel good again", l'intimisme de "Riverside" et la cover glamourisée du "Computer Love" de Kraftwerk. Mark Refoy incarnait donc la face la plus moelleuse de Spiritualized. Et Slipstream en est la plus belle démonstration...

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