Considéré depuis ses débuts comme l'héritier illégitime du mythique Stooges, ce groupe insulaire est réputé pour son atmosphère garage malsaine, brumeuse, gorgée de sonorités violentes, furieuses, sensuelles et sauvages qui s'embrasent instantanément au contact des guitares. Une atmosphère susceptible de se transformer en psyché blues nonchalant et insidieux. Sur ce quatrième album, la flamme incandescente de l'inspiration semble avoir quelque peu pâli. Pas sur toutes les compositions, heureusement. Parce que certaines d'entre elles, et les meilleures, secrètent toujours cette intensité sulfureuse, mais pour la circonstance résolument ‘kravitzienne’. Et parce que la voix âpre, écorchée, ample de Jim Jones peut y épancher tout son registre dramatique. Mais trop de titres semblent avoir été contaminés par le heavy metal filandreux des seventies. Normal, lorsqu'on sait que la production a été confiée à Chris Robinson, chanteur de Black Crowes. Un choix peu judicieux, lorsqu'on connaît le potentiel énergétique de Thee Hypnotics...

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