Le rock industriel n'est pas mort !
Né de la collaboration entre Mike IX Williams (Eyehategod), Scott Kelly (Neurosis), Sanford Parker (Minsk) et Bruce Lamont (Yakuza), Corrections House nous entraîne à vivre un voyage singulier tout au long de « Last City Zéro ». A participer à un voyage hypnotique sis aux confins de la folie. Et vu les textes décadents, les tempos lancinants et la musique tantôt industrielle tantôt noise, le résultat s’inscrit dans le sludge métal.
Le ton est donné dès le premier titre, « Serve or Survive ». Spoken words graves, électro et second chant rageur et craché, la musique est sombre, riche, prophétique. Détour plus énergique et punk pour « Bullets and graves », avant de reprendre les chemins boueux des versets du livre de Mike Williams « Cancer as a social activity », hymne à la destruction sociale.
L’ensemble nous amène vers l’apothéose sonore que sont « Last city zéro » et « Drapes hung by Jésus », conclusion dissonante faisant la part belle à des éléments jazz et folk pour faire monter en flèche leur vision post-apocalyptique.
Pionniers du genre, les membres de Corrections house nous livrent un excellent travail expérimental, torturé à souhait, détruisant systématiquement la musique qu'ils ont eux-mêmes construite. On se noie volontiers dans leur délire malsain, cri d’amour à la maladie mentale et à la pourriture mécanique.
Dépressifs s’abstenir…

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