Urge Overkill adore les seventies. Et en particulier les Raspberries, Todd Rundgren, Steppenwolf, T. Rex, Kiss, Cheap Trick, AC/DC et le power pop yankee. Et ils réverbèrent ces échos du passé dans leur musique. Suite logique de "Saturation", "Exit the dragon" implique quatorze fragments aux lyrics capricieux, décapants. Quatorze chansons triturées avec une élégance raffinée et une efficacité fascinante. Le son est effilé, les riffs de guitare jaillissants, saignants, pétillants. Les mélodies contagieuses, menaçantes. Tantôt glamourisées avec le clinquant de T. Rex ("Jaywalkin") voire de Sweet ("And you'll say"). Parfumées de rhythm’n’blues rollingstonien (« Exile on Main Street » ?) sur "Honesty File". Mod au goût Kinks chez "Somebody else's body" et agressivement urbaines pour "The Break" (Blue Cheer). Mais des compositions revues et corrigées par la technologie moderne. Ce qui explique sans doute la qualité et la richesse du son dispensé sur cet "Exit the Dragon". Un elpee ponctué par un inévitable slow languissant, lascif, de près de neuf minutes...

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