Destinée à sonoriser quatre chorégraphies de Fracesca Lattuada, cette œuvre nous propose un voyage imaginaire à travers le temps et les grandes religions. ‘… Si la joie se fixe dans l'œil de la mort, ce serait payer cher quelques réflexions jetées sur le sens de notre existence et du paradis promis… dieu joue-t-il avec nous ?… le jugement dernier nous attend…’ Un paradis qui n'attire pas particulièrement Jean-Marc Zelwer, car si tous les jours étaient décrétés dimanche, il ne resterait plus aucune place à la récré (!). Sur une musique tout à tout baroque, élisabéthaine, profane, ethnique ou filmique (Fellini ?), il aligne une série de métaphores, parfois lubriques, pour finalement atteindre cette angoisse inévitable où le temps s'arrête et le souffle du vent se confond avec les appels de l'au-delà… Un disque totalement déconcertant, disparate, surréaliste même, dont les différents fragments ne s'enchaînent que par ces brefs mais percutants intermèdes verbaux…