Animals That Swim secrète une pop intimiste, typiquement insulaire et insidieusement caustique. Une pop qui aurait pu finalement naître à l'aube des eighties, en pleine période postcard, tant les affinités avec Orange Juice et James sont troublantes. Satinées de drums subtils, fracturés, personnalisées par des accords de piano vibrants, en contrepoint, et traversées sporadiquement d'interventions jazzifiantes, voilées d'une trompette sulfureuse, les mélodies flânent au gré des cordes de guitare semi-acoustiques, plaquées avec rage contenue ou délicatement découpées, en allant à la rencontre du timbre vocal chaud, tendre de Hank Barker qui nous cause banalement de faits divers, d'accidents de voitures, de Roy Orbinson, et même des plaisirs de l'alcool. Notamment sur "King beer", composition qui avait bénéficié, avant la sortie de cet opus, d'une gravure en single. Après avoir écouté un tel album, on est vraiment peu enclin à travailler...

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