Tout comme les Chills, les Triffids et le défunt Go Betweens, ce quartet néo-zélandais cultive l'art du pop avec beaucoup de subtilité et de charme. Une pop redessinée par le ‘Postcard’ des Smiths voire d'Aztec Camera, dont le romantisme mélancolique et rêveur affiche une simplicité et une sérénité désarmantes. "Silverbeet" rassemble treize fragments savoureux. Treize chansons dont l'écriture imaginative semble héritée du mysticisme écossais. Treize mélodies acidulées, sculptées dans les cordes de guitares duales, scintillantes, cliquetantes de Kaye Woodward et de Robert Scott dont l'intensité contraste savoureusement avec la voix claire et suppliante dudit Robert...