Issu de Los Angeles, Neil Holyoak a décidé d’émigrer à Montréal ; et vu les artistes qui ont collaboré à la confection de son (déjà) quatrième album, il faut croire qu’il s’est bien intégré dans cette ville en pleine effervescence culturelle. Ainsi, on retrouve à la production Dave Smith (Wolf Parade, Patrick Watson, Sunset Rubdown) et Howard Bilerman (Arcade Fire, Handsome Furs). En outre, il a reçu le concours du ‘maître des cordes’ canadien, Joe Grass (à la pedal steel), ainsi que d’autres musicos qui sévissent sur la scène folk montréalaise.
Première constatation, la voix de Neil Holyoak est très proche de celle de Jonathan Meiburg (Shearwater) voire de son acolyte Will Sheff (Okkervil River). Elle libère la même fièvre, communique un même trouble, des impressions très susceptibles de nous bouleverser. Et surtout lorsque la musique s’emballe (« Sideral Sunrise », « Fancy Moonlight »). D’ailleurs, elle évolue dans un registre semblable aux deux maîtres. En particulier en première partie de cet elpee, particulièrement jubilatoire. Malheureusement, après le sixième titre, l’intensité baisse d’un cran et les morceaux (plus classiques) se révèlent bien moins intéressants (« Silvery Skies », « Only him or me »). Heureusement, Neil Holyoak se ressaisit et conclut par plusieurs morceaux dignes du début de parcours, à l’instar de l’excellent « Jeremy Song ».
Une œuvre en demi-teinte pour cet artiste bourré de talent qu’on espère bientôt découvrir en concert bientôt chez nous…

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