Persian Rabbit est né de la réunion entre plusieurs groupes issus de la scène rock alternative lilloise, dont Tang, Ed Wood Jr, Two Left Ears ou encore Green Vaughan. Drivée par Djavanshir, cette formation pratique un post rock singulier, caractérisé par le recours à un harmonium, instrumentation d’origine indienne rappelant l’accordéon.
Malgré le contexte oriental (le patronyme, l’harmonium) cette élite lilloise marche plutôt sur les traces de Silver Mt Zion voire de Caspian (mais sous valium et en plus minimaliste). Empreint d’une grande sérénité, leur post-rock n’explose que rarement ; ce qui n’est pas nécessairement pour me déplaire. Pourtant le collectif n’hésite pas à se réserver l’une ou l’autre envolée, à l’instar de « Sell the Light ». En outre, une compo comme « Ginger » baigne au sein d’un climat maritime, particulièrement paisible. Seule la voix du chanteur éprouve davantage de difficultés à faire la différence ; même s’il faut avouer qu’elle parvient à insuffler de l’émotion au huit plages de cet elpee.

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