Nous pensions sincèrement que cet artiste écossais (Glasgow) avait perdu le feu sacré depuis la séparation de ses Commotions, en 1989. Pas que ses albums étaient de mauvaise facture. Mais trop prévisibles, ils calquaient trop leur profil sur son chef d'œuvre "Rattlesnakes". Même ses racines insulaires, il avait fini par les sacrifier sur l'autel du rock yankee mélancolique. Faut dire que son exil à New York n'a rien fait pour arranger les choses. Une situation entretenue par les différents contacts que Lloyd a multiplié auprès des musiciens du coin. "Bad Vibes" opère cependant un virage à cent quatre-vingt degrés. Hormis le titre qui ponctue le disque, il fait la part belle au pop insulaire. Délicat, soigné et rafraîchissant il épouse le profil scintillant, félin, troublant d'un House Of Love, tout en lorgnant dans le jardin mélodique des Beatles. Superbe!+

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