Quatrième album pour cet ensemble californien (Los Angeles) dominé par les fortes personnalités de la chanteuse et bassiste Johnette Napolitano ainsi que par Paul Thomson, ex-drummer de Roxy Music. Habillé d'une pochette au symbolisme sinistre (le Destin, La Faucheuse, etc.), "Mexican Moon" semble surtout inspiré par le psychédélisme américain. Garage d'abord, puisque Johnette a vécu le Paisley Underground. Mais également hérité de la West Coast du début des seventies. Celui de Quicksilver et surtout de Jefferson Airplane, pour ne rien vous cacher. A cause du climat intense et fiévreux qui règne tout au long de l'album. Et puis il y a les nombreuses références à la culture espagnole en général, mexicaine en particulier. Johnette n'hésite d'ailleurs pas à chanter un titre dans la langue de Cervantès ("Bajo La Lune Mexicana"), un peu à la manière de Grace Slick lorsqu'elle s'était aventurée en solo sur "Manhole". Bref, hormis trois ou quatre fragments dispensables, souvent inutilement enrobés de chœurs gospel, ce disque dispense une électricité rougeoyante, vulnérable et savoureuse. Concrete Blonde se paie même une cover de Bryan Ferry ("End Of The Line") et une autre de Steve Wynn ("When You Smile") au sein d'une œuvre où se détachent les très convaincants "Jenny I Read", "Jonestown" et le titre maître de l'œuvre...

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