Avez-vous déjà lu la moindre critique négative formulée à l’égard d’Owen Pallett ? Probablement pas… En effet, le toujours jeune prodige canadien est constamment encensé par la critique, tant pour son travail opéré auprès d’Arcade Fire, la B.O. de film ‘Her’ réalisé par Spike Jonze que pour son œuvre solo (sous son propre nom ou le projet précédent, Final Fantasy). Chaque apparition semble étaler une nouvelle facette de son génie…
Encore une fois, à l’écoute d’« In Conflict », son 4ème essai ‘all by himself’, il s’avèrera difficile de démonter l’étoile brillante du multi-instrumentiste, dont l’univers rappelle énormément un autre compositeur de grand talent : l’Américain Andrew Bird (« Infernal Fantasay »). Les deux artistes sont capables d’arrangements d’une grande délicatesse, qu’ils accomplissent à l’aide de violons ou d’accords de piano, même si le natif de l’Ontario teinte le tout de subtiles touches d’électro (« I’m Not Afraid »)… En phase introspective, (‘I’ll Never Have Any Children’ se plaint-il, sur le titre d’ouverture, « I’m Not Afraid ») Pallett se sert de son timbre de velours afin d’enrichir sa pop aussi baroque qu’extravagante (la texture étonnante de « Chorale » en est une belle illustration) qui navigue entre classicisme et modernité… Dommage cette carence en mélodies fortes… Une exception qui confirme la règle ? L’allègre « Song for Five & Six ». Ben oui, j’ai osé égratigner un artiste qui risquait de se transformer en statue ! Pour souligner le seul bémol de cet album d’une grande qualité…

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