Ben oui, c’est un disque paru en 2013, et votre serviteur a mis un temps fou avant de se décider à l’écouter. Sans raison vraiment valable, si ce n’est la pochette, pas vraiment excitante… « Life in the Midwater » constitue le premier opus d’Aisha Burns, une artiste texane, issu d’Austin très exactement. A l’instar de Valérie June ou de Tracy Chapman, son épaisse chevelure est tressée en longues dreadlocks. Et tout comme ses compatriotes, elle s’exprime à travers la musique folk. Il faut dire que la jeune femme possède plusieurs cordes à son arc. Tout d’abord, haut perchée et chaleureuse, sa voix rappelle Alela Diane, une voix qu’elle met bien en avant. Ensuite, elle compose ses propres chansons. Enfin, elle joue aussi bien de la guitare que du violon. Mais cette instrumentation –parfois enrichie d’accords de contrebasse– sont plutôt discrets. Il y manque d’ailleurs ce grain de folie qui pourrait faire décoller ses compositions. Mais également ce feeling mélodique qui accroche. Deux exceptions qui confirment la règle : « Mine to Bear » et « Nothing ». Sur le premier morceau, la diversification instrumentale est accentuée par le chouïa d’électricité. Sur le second, les accents de gratte se révèlent enfin, un peu plus agressifs.
Je n’irai pas jusqu’à affirmer que la musique d’Aisha Burns est aussi terne que l’image reproduite sur la pochette de son album ; mais en injectant un peu plus de dynamisme dans ses compos, elle leur communiquerait un tout autre rayonnement…

Nederlands
Français 
