En quinze ans de carrière, King Creosote a quasiment publié le même nombre d’albums. Mais ce « From Scotland with love » devrait enfin consacrer cet artiste. D’ailleurs si ce n’est pas le cas, je jette définitivement l’éponge et me consacre à la musique de stade. Car, je le dis et le répète, « From Scotland with love » est un œuvre parfaite de bout en bout. Mais paradoxalement, Kenny Anderson (NDR : encore un barbu !) alias King Creosote, pourrait atteindre cet objectif, grâce à cette B.O. d’un documentaire réalisé par Virginia Heath, consacré à l’Ecosse via les Jeux du Commonwealth.
Les onze pistes de ce long playing sont aussi accrocheuses les uns que les autres. Des titres pop/folk/rock qui font mouche à chaque fois. Le disque s’ouvre par un véritable hymne pour les marins qui ont le vague à l’âme, une ballade folk dépeignant sa ville portuaire natale de Fife. « Cargill » réchauffe l’atmosphère. L’instrumentation est luxuriante et le remarquable crescendo évoque instinctivement Arcade Fire voire The Decemberist. « Largs » est imprimé sur un tempo plus enlevé. Et finalement, on pourrait mettre en exergue toutes les plages du long playing, tant elles rivalisent d’excellence. Néanmoins, j’épinglerai encore « For One Night Only », réminiscent de Wilco ainsi que « Bluebell, Cockleshell, 123 » et « Pauper’s Dough », deux pistes magnifiées par des chœurs…
« From Scotland with love » constitue clairement l’album le plus abouti de King Creosote, mais surtout, un des meilleurs parus en 2014, tous styles confondus.

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