Difficile de faire plus ‘hype’ et dès lors de passer à côté de la tempête médiatique qui s’agite en ce moment autour de FKA Twigs (‘Formerly Known As’ Twigs, sobriquet adopté lorsqu’un autre artiste a revendiqué le patronyme de Twigs)… Et la bourrasque n’est pas près de s’arrêter alors que la médiasphère l’a récemment découverte au bras de Mr. Robert ‘Twilight’ Pattison himself…
Pourtant ne vous détournez pas par réflexe anti-people car l’univers de la jeune (seulement 26 ans) Tahliah Debrett Barnett est véritablement singulier à l’instar de la très belle et intrigante illustration de son premier LP sobrement intitulé ‘LP1’. L’Anglaise aux multiples chapeaux – danseuse pour Kylie Minogue et Ed Sheeran, productrice pour Lucki Eck$ ou même encore gymnaste– passe donc au long format après 2 Eps très remarqués (tout aussi sobrement intitulés « EP1 » et « EP2 »). Son R’n’B mutant et futuriste faits d’instrumentaux chirurgicaux sur des textes mystiques rappelant par exemple son parcours (« Video Girl »). FKA Twigs pervertit le genre en mixant sa voix pop de falsetto, langoureuse et fantomatique à l’inventivité de ses beats pour créer une atmosphère rappelant une sorte de messe noire urbaine (« Lights On »), une Rihanna transfigurée (« Two Weeks ») ou un Portishead 2.0.. Les sons de The XX, James Blake ou du dernier Gil-Scott Heron ne sont jamais loin à travers ce vide et cette complétude simultanée que ses morceaux laissent transparaître ! ‘Hyper-médiatisé’ mais ‘hyper-intéressant’ également…

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