Fondé à New York, à la fin des seventies, The Fleshtones a forgé sa réputation sur les planches. Là ils y manifestait une vitalité bien crade, bien rauque, bien ‘speed’ en pratiquant un style musical mi-garage, mi-psychédélique, inspiré du rock des Yardbirds, de Count Five, de Sam The Sham ou de Question Mark & The Mysterians, et saupoudré de rhythm’n’blues. Un cocktail détonnant qui lui permettra de devenir un véritable groupe culte. Aujourd'hui le combo semble s'être assagi, et on ne parle plus guère des sempiternelles altercations entre les deux leaders du groupe, Keith Streng et Peter Zaremba. Zaremba s'intéresse d'ailleurs de plus en plus à la production. Ce qui ne l'a pas empêché de faire appel à Peter Buck, son pote de toujours, pour produire cet album; et puis d'inviter Mike Mills autre REM pour assurer les claviers. Bref, on comprend mieux pourquoi les Fleshtones diluent aujourd'hui leur agressivité dans un garage pop. Même le titres les plus remuants n'ont plus rien de dérangeant. "Forever Fleshtones" macère ainsi dans une solution légèrement cuivrée de r&b, solution filtrée successivement par les vertus les plus mélodiques des Kinks, de Van Morisson, d'XTC et des Stones.

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