Album très inégal pour cet ensemble issu du Michigan capable du meilleur comme du pire. Le pire, c'est lorsqu'il s'égare dans des élucubrations semi-expérimentales, semi-futuristes, élucubrations qui servent uniquement de support à des déclamations chargées de concupiscence et de haine. Le meilleur, c'est lorsqu'il permet à son guitariste de développer des structures de cordes de guitare glacées, acérées, geignardes, un peu comme chez le défunt et mythique Danse Society. Mais en général, les God Bullies pratiquent une forme de psychobilly gothique, torturé, rampant, spectral et reptilien, à la croisée des chemins des Cramps, de Christian Death et de Birthday Party. Avec en avant-plan la voix possédée, malveillante de Mick Hard qui passe son temps à régler ses comptes avec la politique, la religion et la censure (même à travers les notes de la pochette!), lorsqu'il n'entame pas une conversation salace avec le sexe opposé. Délirant!

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