A l’instar de Chris Cacavas, Rich Hopkins est probablement un des derniers artistes à perpétuer l'intensité électrique du Paisley Underground. En 93, cet ex-Sidewinders, ex-Sand Rubies s'était ainsi illustré par un formidable album en compagnie de David K Seger au sein de l'éphémère (ça rime) Underbelly. Et bien ce "Dirt Town" est de la même veine. Chargé d'électricité vivifiante, rafraîchissante, vertigineuse. Tantôt on pense avoir retrouvé la trace de Crazy Horse, de Quicksilver, de Dream Syndicate, de Green On Red, voire d'une manière plus contemporaine de Dinosaur Jr ou de Sugar. Mais la musique d'Hopkins est trop riche et lumineuse (!) pour se contenter d'absorber des références et des clichés. Elle les vampirise pour les magnifier. Et le plus souvent à l'aide d'un sens mélodique particulièrement acéré que souligne la voix claire et onctueuse de Rich qui paradoxalement, vient seulement de se décider à chanter. Un must !

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