Les Killjoys nous viennent d'Australie. De Melbourne très exactement. Un quintet qui s'inspire à la fois de la pop sylvestre d'Everything But The Girl et de la post new wave mélancolique, évanescente des Sundays. Ce qui implique inévitablement la présence d'une chanteuse au vocal éthéré, clair, cristallin. Encore que parfois Anna Burley effleure les inflexions de Juliana Hatfield. Et puis des cordes de guitare semi-acoustiques, vibrantes, légèrement jazzyfiantes. Sans oublier les arrangements symphoniques, procurés pour la circonstance par une section à cordes. Deux violonistes et un violoncelliste pour être très précis. La petite touche d'originalité procédant des éclaboussures épisodiques d'une trompette, d'une mandoline ou d'un vibraphone. Un album agréable mais loin d'être indispensable. Sauf peut-être sur le fragment "Should know better", chanson dont la texture mélodique rappelle les meilleurs moments d'Abba...

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