En adoptant pour patronyme, le titre de la flip side d'un des premiers singles de Primal Scream, le quintet pennsylvanien a voulu manifester son intérêt pour la musique britannique. Et de fait, les douze fragments de ce morceau de plastique exhalent un parfum pop très insulaire. Un parfum pop malicieux, vivifiant dont les mélodies mousseuses, rafraîchissantes procèdent d'un cocktail judicieux entre éruptions de cordes de guitares sauvageonnes, scintillantes, ‘noisy’ (Lush, My Bloody Valentine) et section rythmique pulsante, tourmentée (Joy Division, Echo & The Bunnymen), que parfume la voix chaude, limpide de Sarah Shannon...