Actif depuis 1998, ce groupe cosmopolite établi à Paris compte plusieurs albums à son actif. Mais rien de très significatif à ce jour. Forcé de constater que Utopium n’est pas encore parvenu à sortir de la zone crépusculaire de l’underground, et après une première écoute de cet elpee éponyme, un constat s’impose : leur situation n’est pas prête de changer.
En effet, au cœur d’une atmosphère sombre, le groupe mêle rock ténébreux et post rock, un post rock basique, pour ne pas dire conventionnel (« Now it exists », « Volumen »). Néanmoins, au fil de l’écoute, le climat se révèle plus intriguant et original qu’imaginé. A cause des vocaux hantés de Maxime Petrovski qui se fondent dans les nappes de synthés, phénomène responsable de cette ambiance lugubre qui vous contamine insidieusement. Et des titres comme « Autumn in Bangkok », « Stardust », « In a heartbeat » ou encore « Lost in the cyberspace » en sont les plus belles illustrations.
Malheureusement, la production plutôt approximative ainsi qu’un déficit d’homogénéité finissent par plomber l’ensemble.

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