Johnny Marr est aux Smiths ce qu’Angus Young est à AC/DC. Deux fameux guitaristes responsables de la coloration sonore de leurs formations respectives. Et deux personnages qui ont influencé une kyrielle d’artistes, insulaires surtout pour le premier.
Le dandy de 50 balais n’a jamais abandonné le mediator, après le split des Smiths. Mais on ne peut pas dire qu’il se soit, depuis, remis en question.
« Playland » est un elpee de bonne facture. Pas parfait, mais qui passe bien la rampe. Et puis, on en n’attendait pas davantage de sa part.
Quelque part entre pop et rock, les onze pistes de cet opus sont sculptées dans des mélodies très accessibles. Pas de quoi casser trois pattes à un canard certes, mais elle sont immédiates et entraînantes et pourraient même faire pâlir de jalousie, les frères Gallagher…
C’est beau, c’est propre, c’est clair, c’est fluide, c’est bien torché. Bref, sans la moindre complication, ni prétention.
Mais on ne peut pas dire que l’LP sorte du lot. Après deux ou trois écoutes, on a même l’impression d’avoir déjà entendu certaines chansons.
Pas de surprise, pas de dérapage, pas de renouveau. A tel point, qu’au fil de l’écoute, un sentiment de lassitude est susceptible de vous envahir…
Un moment agréable, sans plus. Qui vous incite même parfois à se dandiner…
Puis on range le disque. Peut-être définitivement. En gardant quand même à l’esprit que cet artiste a malgré tout un talent incroyable pour torcher des morceaux de pure pop. Et à ce titre, Jonny Marr mérite le respect.

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