Difficile d’émettre une critique défavorable à l’égard de musiciens aussi talentueux qui étalent, tout au long de cet elpee, leur créativité, maîtrise et totale indépendance… « No monster » affiche d’évidentes qualités dans son style. Il s’agit du second opus du Toulonnais Matthieu Rosso, soutenu par son Red Quartet, dont le line up réunit le saxophoniste Denis Guivarc’h, le batteur Rafael Koerner et le bassiste Jean-Philippe Morel. Pas un long playing facile d’accès, vous vous en doutez. Un mélange de jazz et de rock progressif qui s’adresse d’ailleurs exclusivement aux disciples du free jazz voire de la musique purement expérimentale. Pas vraiment ma tasse de thé. Et puis, dans ce domaine, je reconnais que ma culture est plutôt sommaire et ne me permet pas d’émettre un jugement objectif. La fusion opérée entre interventions de saxophone, de grattes sauvages et de rythmes complexes pourrait vaguement évoquer un Primus sevré d’émotion. Bref, ce monstre sonore demeure pour votre serviteur une énigme qu’il n’a pu résoudre, faute de pouvoir en maîtriser les codes…

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